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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:39

4h15, mon réveil sonne.

Je me lève après une nuit de sommeil bien trop courte rythmée par les réveils de Little Girl. Ma grande fille de 7 ans s'est réveillée plusieurs fois, paniquée : je dois prendre un avion pour Paris vers 6 heures du matin, elle a peur que je ne revienne pas.

Je la rassure, je lui explique à plusieurs reprises que je ne risque rien, qu'il ne m'arrivera rien et que je serai de retour à Bordeaux pour la sortie de l'école.

D'ailleurs, que pourrait-il m'arriver ? Je vais simplement à Paris. Pas dans un pays en guerre.

 

5h15 je pars pour l'aéroport.

 

7h30 j'atterris à Paris. Il fait encore nuit. Dans l'aéroport les boutiques viennent d'ouvrir. Quelques hommes et femmes d'affaire pressés courent pour attraper leur avion sous les yeux habitués des policiers et des militaires armés qui sillonnent l'aéroport d'un pas nonchalant.

 

8h30 je suis sur les Champs-Elysées. Le jour s'est levé mais la ville est encore un peu endormie. J'en profite pour flâner sur la plus belle avenue du monde, j'observe le balais des machines qui accrochent les décorations de Noël, certaines boutiques ont déjà décoré leurs vitrines, des guirlandes lumineuses clignotent, il flotte un léger air de fête.

 

9h00 je suis installée dans un très bel hôtel. Je prends un petit déjeuner, je discute, je retrouve certaines connaissances, je fais quelques nouvelles rencontres et assiste aux côtés d'un couple célèbre à la projection d'un film plein d'espoir. Tout le monde est heureux, détendu, on réalise qu'avec des gestes très simples on peut sauver des vies à l’autre bout du monde. C'est un beau message que j'ai hâte de relayer sur mon blog.

 

11h00 Après un rapide passage au Disney Store (l'anniversaire de Little Girl approche), je saute dans un métro direction l'aéroport.

 

12h15 j'embarque dans l'avion.

 

13h45 j'atterris à Bordeaux un peu déboussolée mais heureuse de cette matinée express passée dans la capitale.

 

16h00 à la sortie de l'école ma fille court dans mes bras dès qu'elle m'aperçoit. Elle est soulagée de me retrouver.

 

22h30 après cette longue journée, je vais me coucher. James vient me rejoindre. Il allume la télé. Il me dit que quelque chose se passe à Paris.

Le match de foot se termine, une édition spéciale du journal commence.

Comme des millions de français au même moment on découvre l'horreur. Mes mains et tout mon corps tremblent, je suis tétanisée. Je n'arrive pas à y croire. Je n'ai plus sommeil. J'ai mal au coeur.

 

Une fois de plus Paris souffre, une fois de plus, elle est la cible de terroristes qui pensent pouvoir défendre leur cause en semant l'horreur et la panique.

 

Pourquoi ?

 

Je suis triste.

 

Je pense à toutes les personnes touchées de près ou de loin par cette nouvelle vague d'attentats, à toutes ces victimes innocentes.

 

Ces personnes ont été tuées alors qu'elles avaient simplement décidé de sortir ce vendredi soir, de profiter, de s'amuser, de partager. 

 

De vivre.

 

Aujourd'hui je suis tiraillée entre la colère et la peine, entre la peur et l'envie farouche de ne pas céder à la terreur.

 

Je n'oublierai jamais ce vendredi 13 novembre, ce jour où Little Girl avait peur que je ne rentre pas de Paris. Ce jour où je lui ai répété en boucle qu'elle ne devait pas s'inquiéter, qu'il ne pouvait rien m'arriver.

 

Comment lui expliquer que je lui ai menti ? Que ce vendredi 13 novembre 2015 de nombreuses personnes ont perdu la vie simplement parce qu'elles étaient à Paris ?

 

13 Novembre 2015

 

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 09:54

Lorsque je suis entrée dans sa chambre j'ai d'abord aperçu, comme tous les soirs, une grosse boule sur son lit.

 

Comme d'habitude, Baby Boy s'était caché sous sa couette comme dans une cabane, chaude et rassurante, pour arriver à trouver le sommeil à l'abri des géants et des voleurs de jouets, ses deux plus grandes craintes du moment.

 

Mais ce soir-là, j'ai eu un peu de mal à ouvrir sa cabane pour lui dire bonne nuit. Il tenait fermement la couette autour de lui pour ne pas que je puisse la soulever. 

 

Finalement, il a sorti sa petite tête et m'a dit qu'il cachait quelque chose là-dessous.

 

J'ai regardé un peu mieux et dans la pénombre j'ai vu apparaître une paire de ciseaux. Pas des petits ciseaux d'enfants à bouts ronds, non. Ma paire de gros ciseaux qui trônent habituellement sur mon bureau.

 

Je lui ai demandé pourquoi il cachait mes ciseaux dans son lit et il m'a répondu simplement : pour couper quelque chose...

 

Il ne voulait pas me dire ce qu'il comptait couper.

 

Je l'ai rassuré en lui disant que je n'allais pas le fâcher, qu'il pouvait m'expliquer et il m'a alors avoué qu'il avait pris les ciseaux pour couper ce qu'il avait sur la paupière.

 

Il y a quelques temps, il s'est griffé (je ne sais même plus comment), juste au-dessus de l'oeil droit. Il a depuis quelques jours une petite croûte qui doit tout juste mesurer un centimètre de long. Une petite croute ridicule qui va tomber d'elle-même dans quelques jours et que l'on remarque à peine.

 

Mais ses copains de l'école, eux, l'ont remarquée. Ils lui ont fait des réflexions, se sont moqués de lui.

 

Ca l'a vexé et ça l'a rendu triste. 

 

Pour une petite croute ridicule, il s'est donc emparé d'une paire de ciseaux, inconscient du danger, pour la faire disparaître et faire cesser les moqueries de ses copains de récré.

 

Baby Boy est comme ça. Il est sensible, toujours prêt à faire plaisir. Il se soucie des autres, de leur bien-être, de leur regard. C'est une grande qualité je trouve, mais ça l'expose aussi au danger. Il prend tellement à coeur les réflexions qu'il est prêt à se faire mal pour les faire taire.

 

Aujourd'hui il a 4 ans seulement, les réflexions ne font que commencer. Comme je le lui ai expliqué, toute sa vie ou tout au moins toute sa scolarité il devra les affronter. Parce que les enfants et les plus grands sont ainsi. La différence, même minime, attise les remarques et les moqueries.

 

J'essaie de lui donner les armes pour pouvoir se défendre en répondant aux réflexions qu'il peut entendre et j'espère qu'il arrivera peu à peu à les laisser glisser autour de lui, comme le fait pour le moment sa grande-soeur.

 

Dans une société qui prône la tolérance il est encore bien difficile d'accepter l'autre tel qu'il est, dès son plus jeune âge.

 

Les enfants sont naturels, innocents, spontanés. Parfois, sans le faire exprès, ils peuvent dire des choses qui peuvent blesser l'un ou l'autre. Ils ne comprennent pas encore que leurs paroles, leurs remaruqes peuvent faire mal.

 

J'essaie chaque jour d'apprendre la tolérance à mes enfants, je leur explique au quotidien qu'on ne doit pas se moquer de ses copains ou des gens que l'on croise dans la rue, quelle que soit leur apparence. Personne ne choisit d'avoir une tâche sur le visage, des oreilles décollées, des boutons, un nez un peu trop fort, d'être trop gros ou trop maigre, trop grand ou trop petit. 

 

Pour une toute petite croute sur le visage, Baby Boy était prêt à se faire mal pour faire disparaître sa différence, aussi ridicule soit elle.

 

Je ne peux m'empêcher de penser à ces enfants qui doivent porter chaque jour leur différence, attirant les questionnements ou les moqueries de leurs petits copains ou des inconnus dans la rue.

 

La route vers la tolérance est encore longue.

 

Je crois qu'en tant que parent on a un vrai rôle à jouer vis à vis de nos enfants. Parce que celui qui se moque aujourd'hui fera certainement, demain, lui aussi, l'objet d'une moquerie.

 

Les enfants d'aujourd'hui feront les adultes de demain et au grand jeu du "oeil pour oeil, dent pour dent", personne ne ressort gagnant. 

 

Les ciseaux

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 11:13

Ce matin, j'ai laissé Little Girl devant l'entrée de son école. Elle a couru vers sa copine, sans même se retourner. Heureuse.

 

Puis j'ai accompagné Baby Boy jusque devant sa classe de moyenne section. Il m'a à peine dit au revoir et il est parti s’asseoir à une table, jouer avec ses petits copains. Il a tout de même levé la tête vers moi, m'a fait un grand sourire en agitant sa petite main pour me dire au revoir. Heureux.

 

Ce petit garçon a déjà 4 ans et demi. Il a grandi trop vite. C'est un peu de ma faute j'avoue.

 

C'était le second, il était très dégourdi, a parlé très tôt, a rapidement suivi sa soeur dans ses jeux, si bien que je ne l'ai pas vu grandir. J'ai même du mal à me rappeler de lui tout petit. J'ai toujours eu l'impression qu'il était plus grand que son âge et pourtant lorsque je revois des photos de lui, des photos récentes, je vois encore son visage de poupon, joufflu, si petit.

 

Je m'en veux de ne pas avoir pris autant de temps pour lui que pour sa grande soeur ou même pour son petit frère arrivé bien après. J'avais tellement peur que Little Girl réagisse mal à l'arrivée de son petit frère qu'à sa naissance, je me suis beaucoup occupée d'elle pour ne pas qu'elle se sente abandonnée. Baby Boy semblait si autonome,c'était un bébé toujours heureux, que j'ai passé moins de temps avec lui parce qu'il ne semblait pas en avoir besoin mais aussi parce qu'il était le second. 

 

Baby Boy grandissait, il était sage, il dormait bien, mangeait de tout, riait beaucoup et grimpait partout. Il faisait sa petite vie, se laissait déguiser sans broncher en princesse pour faire plaisir à sa soeur et enchainait les bêtises que lui dictait son imagination débordante. 

 

Puis il a eu 2 ans, et a fait connaissance avec la fameuse crise du Terrible Two. Il nous en a alors fait voir de toutes les couleurs. Incapable d'accepter certaines règles il entrait dans des colères folles, jetait tout ce qui lui passait sous la main, tapait, hurlait. Puis le lendemain, il redevenait un petit bonhomme souriant, câlin et plein de vie.

 

J'avoue, j'ai même eu peur à certains moments face à ses réactions excessives. Je me suis demandée s'il n'était pas violent de nature, nerveux, colérique, impatient, s'il n'y avait pas un problème.

 

J'ai essayé de réagir au mieux face à chacune de ses crises. Parfois je parvenais à garder mon calme, parfois non. A chaque fois je m'en voulais de m'emporter contre lui mais face à certaines de ses réactions j'étais désemparée. Je ne savais plus comment faire pour le calmer, le raisonner, lui faire comprendre les règles importantes à ne pas transgresser.

 

Je me suis demandée à plusieurs reprises ce qu'on avait raté dans son éducation, à quel moment on s'était trompés pour qu'il puisse réagir si violemment.

 

J'ai douté, souvent, j'ai été fatiguée, lassée de toujours répéter les mêmes choses et toujours assister aux même réactions.

 

Mais chaque soir, après une journée difficile, on discutait tous les deux au moment où je le couchais. Je lui réexpliquais calmement que je comprenais qu'il pouvait être en colère mais que ce qu'il avait fait était inacceptable, qu'il n'avait pas le droit de réagir violemment. Que la violence était interdite dans cette maison.

 

Je m'excusais aussi pour les fois où j'avais crié trop fort, où je n'avais pas réussi à rester calme. Et je le quittais en lui répétant que je l'aimais et que je l'aimerai toujours, quoi qu'il arrive parce que c'était la seule chose d'ont j'étais vraiment sûre. Et que ça, surtout, il ne devrait jamais l'oublier.

 

Et puis petit à petit, en grandissant, les crises se sont espacées. La violence, qui me faisait peur, a disparu pour laisser place à un petit garçon au caractère toujours bien trempé mais doux et très attentionné. Il est le premier à penser au bien être de notre famille, à ne pas vouloir faire de peine, il est très câlin. Il devient chaque jour plus raisonnable et a assimilé les règles de la maison qu'il enseigne à présent à son petit frère.

 

Alors oui, bien sûr, il lui arrive encore de péter les plombs de temps en temps, de bouder et de s'asseoir par terre en serrant très fort les bras sur sa poitrine lorsqu'il est contrarié mais c'est de plus en plus rare et il arrive rapidement à se calmer. 

 

Avec le recul, je pense que j'aurais dû passer plus de temps avec lui tout petit, même s'il ne semblait pas en éprouver le besoin. Ca l'aurait certainement rassuré, aidé à grandir plus sereinement, tranquillisé et peut-être que ses colères, même si elles auraient quand même existé, auraient été un peu moins violentes. Ou peut-être pas. Je n'en sais rien finalement.

 

Mais ce que je sais c'est que je n'ai pas fait tout ça pour rien.

 

Elever un enfant est compliqué. La route est semée d'embûches, il faut sans cesse répéter les règles, et c'est épuisant par moment. Mais il ne faut pas baisser les bras. Jamais. Car tous ces efforts finissent toujours par payer.

 

Aujourd'hui, ce petit mec du haut de ses 4 ans et demi, est ma plus grande fierté. 

Petit mec

 

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 17:46

6 ans, 4 ans et 1 an.

 

Hier j'étais célibataire, aujourd'hui j'ai trois enfants.

 

Les années filent à toute allure, les anniversaires s'enchainent et les rides s'installent peu à peu sur mon visage. Pourtant à l'intérieur je ne suis pas très loin de cette jeune fille de 18 ans qui était incapable de s'occuper correctement d'un poisson rouge.

 

J'ai toujours cru que devenir parent se faisait comme par magie. Je croyais que lorsque j'aurais des enfants je basculerais d'un coup d'un seul dans le monde des adultes, j'oublierais mes doutes d'adolescente, je serais certaine de mes choix, j'agirais sans me poser de question avec la sagesse que procure le nombre des années.

 

Je pensais naïvement que les parents étaient infaillibles, forts, solides et droits. C'est du moins ce que je pensais des miens alors que je les voyais avec mes yeux d'enfants. 

 

Aujourd'hui, je suis maman et aujourd'hui je sais.

 

Devenir parent n'est pas aussi simple que ça. Ca ne se fait pas en un claquement de doigts, le mode d'emploi n'est pas livré en kit avec le placenta.

 

On apprend chaque jour, en regardant grandir nos propres enfants. On fait de son mieux.

 

On essaie d'être un bon parent, de prendre les bonnes décisions, de sévir au bon moment, de réconforter et cocooner en même temps. Et chaque jour je me rends compte que ce n'est pas évident.

 

Parfois, je doute. J'ai peur d'être trop stricte ou trop laxiste. Trop distante ou trop mère poule.

 

Je ne sais pas bien comment réagir pour faire passer le message à des petits êtres encore si jeunes mais qui nous testent en permanence, vérifient les règles, cherchent des limites. Je crois qu'on apprend au fur et à mesure. On réagit sur le moment et on s'adapte en les regardant grandir.

 

Aujourd'hui je suis incollable sur les petites filles de 6 ans, les petits mecs de 4 ans et demi et les bébés de 1 ans. Mais je me sens totalement incapable d'élever un adolescent.

 

J'avoue même que ça me fait peur de me dire qu'un jour ces trois-là auront des boutons sur le visage, quelques poils au menton (sauf pour Little Girl j'espère !) et les problèmes qui vont avec.

 

Je n'ai pas le mode d'emploi pour ça.

 

Bien qu'en fait, je crois qu'il n'existe pas de mode d'emploi.

 

Heureusement d'ailleurs.

 

Chaque enfant est différent comme chaque famille et chaque parent. L'idéal, je pense, c'est de faire au mieux sans trop regarder ce qui se fait à côté. 

 

C'est bien qu'il n'existe pas de mode d'emploi finalement. Ca évite de se dire qu'on a mal fait, qu'on a raté telle ou telle chose ou bien qu'on aurait dû faire telle autre. Ca permet de se faire confiance parce que de toute manière on n'a pas le choix. 

 

Alors, à défaut de mode d'emploi, il ne reste qu'à :

- Faire de son mieux,

- Accepter qu'on puisse se tromper,

- Rire un peu (même beaucoup) chaque jour,

- Se concentrer sur l'essentiel,

- Poser des règles mais aussi lâcher du lest,

- Ecouter son coeur,

- Croiser les doigts face au destin contre lequel on ne peut malheureusement rien.

 

Et puis surtout, tant que tout va bien, savoir en profiter et savourer malgré les difficultés et les erreurs qu'on fait parce qu'on n'est pas parfaits, sinon ça se saurait !

 

Parent, mode d'emploi

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 09:58

Trois semaines.... 

 

Trois semaines que je n'ai rien posté sur ce blog, que je ne me suis pas connectée à Facebook, que je n'ai pas approché de près ou de loin un ordinateur.

 

Trois semaines que je profite des vacances, de mes enfants, de ma famille, de mes amis. 

 

Trois semaines passées loin de la routine quotidienne, loin des contraintes et des obligations.

 

Trois semaines à me ressourcer entre plage et montagnes.

 

Trois semaines de pur bonheur, qui font tellement de bien mais qui passent beaucoup trop vite.

 

Trois semaines de désintox...

 

 

La fin des vacances approche. 

 

La semaine prochaine Little Girl fera son entrée en CE1 et Baby Boy rentrera en Moyenne Section. Déjà ou enfin... Après 24h/24 passées avec eux, j'avoue être partagée entre la nostalgie de la fin des vacances et l'envie de retrouver enfin un peu de temps pour moi et de souffler un peu dans mon rôle de maman à plein temps.

 

Le blog va reprendre du service, les enfants vont retrouver le chemin de l'école et la vie va s'écouler de nouveau à 100 à l'heure.

 

En attendant je profite encore un peu de cette dernière semaine avant de replonger tête baissée dans ce quotidien que j'avais si facilement réussi à oublier.

 

J'espère que vous avez vous aussi passé un bel été, que vous avez pu vous ressourcer, profiter de ceux qui vous sont chers et que vous êtes regonflés à bloc pour affronter la rentrée.

 

A la semaine prochaine !

Trois semaines de désintox.
Désintox

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:59

Il y a une expression qui dit "Je te connais comme si je t'avais fait". 

 

Toi je t'ai fait.

 

J'y ai mis tout mon amour, je t'ai laissé grandir au creux de moi pendant 9 mois, je t'ai mis au monde et depuis que tu as poussé ton premier cri je ne t'ai plus lâché.

 

Nos journées nous les passons à quelques rares exceptions près, tous les deux, bien souvent collés serrés. En ce moment tu es d'ailleurs couché tout contre moi, dans ton porte-bébé, et tu dors paisiblement, comme un gros bébé que tu es.

 

Je te connais par coeur, puisque je t'ai fait.

 

Je sais que tu vas rire aux éclats si je cache mon visage derrière mes mains et que je les ouvre d'un coup en criant "coucou !".

 

Je sais que tu vas me suivre en allant à toute vitesse à quatre pattes si je décide de quitter la pièce.

 

Je sais que tu vas détester le moment où je vais aller prendre ma douche et où une barrière d'eau qui mouille et qui fait du bruit te séparera quelques instants de moi.

 

Je sais que tu vas regarder ton grand frère et ta grande soeur avec amour et que tu vas rigoler aux bêtises et aux grimaces qu'ils vont faire pour te faire rire.

 

Je sais que tu vas pleurer très fort pendant que je prépare ton biberon et que tu vas le jeter par dessus ta tête lorsque tu l'auras terminé.

 

Je sais que tu vas rire en plissant ton petit nez et en levant les bras bien haut vers le ciel.

 

Je sais que tu vas me regarder et remuer fièrement tes deux mains si je te chante "Ainsi font, font, font, les petites marionnettes ..."

 

Je sais que tu vas aller sans faire de bruit vers ce miroir que je t'interdis de toucher dès que j'aurai le dos tourné.

 

Je sais que tu vas pousser des petits cris de joie lorsque tu vas trouver un nouveau jouet.

 

Je sais que tu vas mettre à la bouche tout ce que tu parviendras à attraper, le bon comme le mauvais.

 

Je sais que tu vas râler vers 20h lorsque tu seras fatigué.

 

Je sais que tu vas poser ta tête dans le creux de mon cou juste au moment où je vais te porter dans ton lit pour aller te coucher.

 

Je sais tout de toi. Et pourtant.

 

J'ai beau te connaitre par coeur aujourd'hui, je ne sais pas qui tu es vraiment. 

 

Je ne sais pas quel petit garçon tu seras en grandissant.

 

Je ne sais pas si tu seras aussi casse-cou que ton frère ou aussi coquet que ta soeur.

 

Je ne sais pas si tu seras un petit garçon calme ou plein d'énergie.

 

Je ne sais pas si tu seras bavard ou réservé.

 

Je ne sais pas si tu seras sociable ou craintif.

 

Je ne sais pas si tu seras plutôt sportif ou plutôt artiste.

 

Je ne sais pas si tu aimeras lire et apprendre à écrire.

 

Je ne sais pas si tu aimeras l'école ou si tu iras en trainant les pieds.

 

Je ne sais pas si tu seras grand ou petit.

 

Je ne sais pas si tu aimeras le bleu ou le rose.

 

Je ne sais pas si tu préfèreras jouer à la poupée ou aux voitures.

 

Je ne sais pas si tu aimeras faire du vélo comme ton frère ou marcher comme ta soeur.

 

Je ne sais pas ...

 

Je me rends compte que même si je te connais par coeur, je ne te connais pas.

 

Je sais par expérience que le petit bébé que tu es, seras bien différent du petit garçon que tu vas devenir. Et même si j'ai quelques idées, si je peux déjà deviner quelques aspects de ta personnalité, je sais que petit à petit, au fur et à mesure que tu va grandir, je vais oublier ce petit bébé que je connais si bien.

 

Je sais que ce petit bébé sera bientôt remplacé par ce petit bonhomme que je connaîtrais comme s'il avait toujours existé et qui peu à peu, va me faire oublier ce bébé que je connais par coeur ...

 

Il y aura bien quelques vidéos et tout plein de photos pour me rappeler le bébé joufflu que tu es, mais même projetées sur les meilleurs écrans du monde, elles ne raconteront jamais en détail ces moments partagés pour de vrai, avec toi, mon bébé. 

 

Alors en attendant je profite de ton souffle calme et régulier sur ma poitrine et de nos moments volés en essayant d'imprimer le plus possibles ces instants dans ma mémoire, pour ne pas trop oublier.

 

La vie est fugace, la vie est étrange, pleine d'ambiguïtés. 

 

J'ai tellement hâte de te connaitre et j'ai si peur de t'oublier.

Te connaître

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:43

Mercredi matin, je me suis rendue avec mon Little Baby sous le bras et une grosse valise bien remplie à la gare de Bordeaux pour un petit séjour de deux jours à Paris.

 

Comme d'habitude, je suis arrivée juste à l'heure pour attraper mon train. J'ai repéré mon numéro de quai, mon wagon et ma place. Je me suis installée avec mon bébé, j'ai posé ma valise, mon sac à main, j'ai retiré mon blouson, je lui ai enlevé sa veste et j'ai mis mon portable dans le petit réceptacle situé derrière le siège du passager assis devant moi.

 

J'étais fière, pour une fois j'avais réussi à attraper mon train sans trop courir, j'étais bien installée et Little Baby semblait ravi de découvrir ce nouvel univers.

 

Puis une dame est arrivée. Elle a regardé son billet, la place où j'étais installée et m'a dit qu'elle avait le même numéro de siège que moi. On a discuté pour essayer de comprendre ce qu'il avait bien pu se passer jusqu'au moment où elle m'a demandé où j'allais. Je lui ai répondu que je me rendais à Paris, évidemment. On a alors compris d'où venait le souci : le train dans lequel je m'étais si bien installée se rendait à ... Strasbourg ! Un passager assis juste à côté m'a dit que le train pour Paris était situé sur l'autre quai et était sur le point de partir !

 

J'ai attrapé mon bébé, mon sac, les blousons, j'ai demandé au gentil monsieur s'il pouvait descendre ma valise sur le quai et au moment même où la sonnerie du départ du train retentissait je suis montée dans le TGV situé sur l'autre quai. Les portes se sont refermées et le train a démarré.

 

Je savais que je n'étais pas du tout dans le bon wagon mais cette fois-ci j'étais dans le bon train. Tout allait bien. Ou presque...

 

J'ai cherché une place libre, je m'y suis installée en attendant le contrôleur pour lui expliquer pourquoi je n'étais pas à la bonne place. Il m'a regardé et m'a dit : "Ah, mais c'est vous qui étiez assise dans le mauvais train?". J'ai commencé à croire que ce contrôleur avait raté sa carrière de médium  lorsqu'il a continué : "Vous avez oublié votre portable dans l'autre train, non ?". Je lui ai d'abord répondu "Non" puis je me suis rappelée qu'effectivement je l'avais sorti de mon sac et posé derrière le siège devant moi.

 

Il avait raison. 

 

Heureusement il m'a expliqué qu'il avait été réceptionné et que je pourrai le récupérer dès mon retour en gare de Bordeaux. 

 

J'étais rassurée et en même temps je me demandais comment j'allais faire sans portable pendant deux jours avec mon bébé à Paris : je ne pourrais joindre personne, je ne pourrais pas consulter mes mails, mes textos, pas examiner les plans du métro, pas prendre de photos... Une blogueuse sans portable c'est comme une voiture sans essence, ça va pas bien loin ! 

 

Puis je me suis souvenue qu'il n'y a pas si longtemps que ça les portables n'existaient pas et qu'on vivait très bien sans eux. 

 

Heureusement, j'avais imprimé les différents itinéraires et les adresses des lieux où je devais aller pendant ces deux jours : la situation n'était pas si grave que ça. J'ai emprunté le portable d'une passagère pour prévenir mon mari, pour qu'il ne s'inquiète pas et j'ai profité.

 

J'ai profité du trajet de 3 heures avec mon bébé. On a joué, je l'ai regardé manger sans en perdre une seule miette, il s'est blotti contre moi et je lui ai caressé la tête jusqu'à ce qu'il s'endorme puis j'ai pris un bon livre en attendant patiemment la fin du trajet. Dès qu'une sonnerie de portable résonnait je ne me précipitais pas pour attraper mon portable dans mon sac.

 

J'étais comme libérée.

 

J'ai profité de mon arrivée sur Paris, j'ai regardé les monuments, vraiment, ne pouvant pas les photographier, j'ai examiné les gens dans le métro et pas l'écran de mon téléphone, j'ai assisté à deux évènements sans jeter un seul coup d'oeil à mon portable, sans prendre une seule photo, sans la partager sur les réseaux sociaux et sans être alertée par une petite sonnerie de chaque nouvelle notification.

 

Je n'ai pas consulté ma boite mail pendant deux jours (j'avais juste 148 messages en récupérant mon téléphone), je n'ai pas reçu ni envoyé de texto, pas surfé sur le net et je n'ai pas passé de coup de téléphone.

 

Pendant deux jours je me suis passée de l'objet que je consulte le plus dans la journée, celui qui est toujours à portée de main, celui qui me lie au reste du monde, celui dont je pensais ne plus pouvoir me passer. 

 

Pendant deux jours j'ai vécu chaque moment à 100%, pendant deux jours j'ai profité des gens qui m'entouraient, pendant deux jours j'ai cocooné mon bébé.  

 

Pendant deux jours j'ai déconnecté.

 

Je pensais que ce serait compliqué, je pensais que j'étais complètement accro à mon portable, à internet, aux réseaux sociaux, que j'étais une véritable maman 2.0 et j'ai réalisé que ce n'était pas vrai. Le sevrage a été bien plus facile que ce que j'imaginais.

 

Finalement, il suffit de pas grand chose pour vraiment voyager et se ressourcer, il suffit juste d'être un peu étourdie et de PRO-FI-TER. 

Silence radio

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:19

Etre mère c'est compliqué,

Etre mère c'est évident,

 

Etre mère c'est bouleversant, 

Etre mère c'est rassurant,

 

Etre mère c'est se poser des questions,

Etre mère c'est se remettre en question,

 

Etre mère c'est douter,

Etre mère c'est suivre son instinct,

 

Etre mère c'est être fatiguée, 

Etre mère c'est être boostée,

 

Etre mère c'est s'oublier,

Etre mère c'est s'épanouir,

 

Etre mère c'est porter un enfant,

Etre mère c'est le regarder grandir et s'éloigner,

 

Etre mère c'est consoler,

Etre mère c'est encourager,

 

Etre mère c'est s'inquiéter,

Etre mère c'est être fière,

 

Etre mère c'est gronder,

Etre mère c'est expliquer,

 

Etre mère c'est s'interroger,

Etre mère c'est guider,

 

Etre mère, finalement, c'est presque un métier, et c'est le plus dur des métiers, parce que ce métier-là, on ne veut pas, et on ne peut pas le rater.

 

Pourtant, ce métier si complet, si compliqué, qui ne comporte ni pause, ni jour férié, ne nous rapporte pas d'argent, pas un sou, pas un centime. Au contraire même, il nous coûte de l'argent.

 

Et pourtant. Pourtant, il nous apporte bien plus que ça, et c'est d'ailleurs le seul qui puisse nous apporter autant.

 

Parce qu'Etre mère, finalement, c'est le seul métier qui soit aussi enrichissant.

Etre mère

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 11:18

Depuis que Little Baby est né, on me pose régulièrement cette question : Trois enfants, ça change quoi ? 

 

Et je réponds à chaque fois que trois enfants ça ne change pas grand-chose finalement.

 

Le plus grand bouleversement arrive, je trouve, à la naissance du premier enfant. 

 

On bascule alors du jour au lendemain dans un nouveau monde inconnu pour lequel on n'est pas formé, que l'on découvre chaque jour avec émerveillement, crainte et surtout fatigue !

 

Exit les nuits de 12 heures, les soirées bien arrosées que l'on pourra récupérer par une grasse matinée, les sorties improvisées, les escapades en amoureux et l'insouciance. 

 

Avec un enfant il faut s'organiser, s'adapter à un nouveau rythme de vie dicté par les réveils et les repas de bébé, investir dans un anti-cerne pour effacer les traces d'une nuit trop agitée et oublier l'insouciance pour basculer dans une sorte de peur permanente qu'il arrive quelque chose à ce petit être devenu la chose la plus importante à nos yeux.

 

Et puis petit à petit on s'adapte à ce nouveau rythme, on est moins stressé, on oublie peu à peu notre vie insouciante d'avant, on trouve que finalement on en avait bien profité et on se demande surtout comment on a pu vivre sans ce bébé. Avant.

 

Notre bébé grandit, on devient des parents aguerris, rodés, et c'est souvent à ce moment-là qu'on se dit qu'un petit frère ou une petite soeur ce serait bien maintenant que notre bébé est un peu plus grand.

 

On est heureux et excités à cette idée mais bien souvent on stresse, on se pose mille questions, on se demande comment on va faire pour s'organiser avec deux enfants, comment l'ainé(e) va réagir, comment on va pouvoir aimer aussi fort un autre bébé autant que celui qui nous a fait devenir parent.

 

Et puis on se lance...

 

L'arrivée d'un second enfant est un grand chamboulement. Pour toute la famille mais surtout pour l'enfant plus grand qui doit apprendre du jour au lendemain à partager sa maison, ses jouets, ses parents. 

 

C'est pas évident. 

 

Et puis après quelques jours, quelques mois d'adaptation tout le monde y trouve son compte.

 

Avoir un petit frère ou une petite soeur finalement c'est plutôt sympa, ça fait un compagnon de jeu en permanence à la maison et pour les parents c'est tout bénef, si on enlève les disputes ! Quand ils jouent ensemble (95 % du temps chez nous) on a enfin un peu de temps pour soi et quand on a du temps on peut réfléchir tranquillement ... et se demander si on ne ferait pas un petit troisième finalement.

 

Pourtant un troisième enfant ça fait un peu peur. 

 

Ca nous oblige a quitter le schéma classique et rassurant du couple avec deux enfants pour basculer d'un coup d'un seul du côté des familles nombreuses.

 

Il faut remettre l'équilibre familial en question, quitter le confort de cette vie à quatre pour basculer de nouveau vers l'inconnu.

 

Nous on aime bien l'inconnu, alors on a basculé du côté des familles nombreuses il y a 9 mois maintenant. Et finalement, trois enfants, ça ne change pas grand-chose... 

 

Pour un troisième enfant on est rodé, on peut changer une couche, donner un bain et préparer un biberon les yeux fermés. Les petits soins quotidiens sont vite expédiés et on réalise qu'un bébé c'est pas bien difficile à gérer.

 

Les deux grands ont déjà appris à partager et l'arrivée d'un troisième enfant est souvent bien plus facile à accepter par les aînés qui l'attendent avec impatience et adorent s'en occuper.

 

La seule chose qui change vraiment c'est l'organisation logistique. Il faut une voiture plus grande, idéalement une maison plus grande, la moindre sortie demande plus de temps, les vacances sont plus compliquées à organiser (les chambres d'hôtel pour 5 ne courent pas les rues ou sont hors de prix) et surtout, surtout, on n'a toujours que deux bras. 

 

Deux bras pour deux enfants, surtout quand on est deux, ça va. Pour trois c'est plus compliqué.

 

Mais le plus gros problème, c'est le temps.

 

Le coeur d'un parent est extensible, à l'arrivée de chaque enfant il grossit comme par magie pour laisser la même place à chacun d'entre eux. Mais le temps, lui, reste le même. Les journées durent toujours 24 heures, il y a toujours plus de choses à faire et moins de temps pour les faire.

 

Avoir trois enfants, c'est avoir moins de temps pour chacun d'entre eux, moins de temps pour son couple et moins de temps pour soi.

 

Pourtant, les enfants ont besoin qu'on leur consacre du temps, rien que pour eux, pour discuter, pour un câlin, pour une bataille de chatouille ou une balade à vélo.

 

Un couple a besoin de se retrouver, en amoureux, et prendre un peu de temps pour soi est essentiel.

 

Alors, comme on n'a pas vraiment le choix et puisque le temps n'est pas extensible, on apprend à privilégier les câlins au repassage et finalement, même si on a un peu plus de plis sur nos habits, on a plus de temps pour l'essentiel.

 

Et tout va bien.

{Famille nombreuse} Trois enfants, ça change quoi ?

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 12:21

Hier il faisait beau. C'était mercredi et j'avais envie de profiter de cette demi-journée avec les enfants. Je voulais passer du temps privilégié avec mes deux grands, leur faire plaisir, tout simplement.

 

Samedi, ils m'avaient demandé si on pouvait aller dans le grand parc situé juste à côté de chez nous. On avait tout plein de choses à faire donc j'ai refusé. Mais hier, j'ai préparé un pique-nique, je suis allée les chercher à midi à la sortie de l'école et je leur ai dit que je leur avais réservé une petite surprise.

 

Ils sont montés dans la voiture, ils m'ont posé tout plein de questions et Little Girl a fini par deviner où on allait.

 

On s'est garés, j'ai chargé la poussette avec toutes les affaires que j'avais préparées et on s'est dirigés vers le parc. 

 

Ils étaient contents, ils sautillaient à côté de la poussette, commentaient tout ce qu'ils voyaient, regardaient les canards et les ragondins manger les énormes bouts de pain qu'ils leur lançaient.

 

C'était un moment parfait.

 

On a trouvé un endroit tranquille, sous un grand arbre juste à côté d'un grand pré et d'une petite forêt. 

 

J'ai étalé la couverture sur l'herbe, sorti le pique-nique et donné à manger à Little Baby.

 

Ils ont englouti leurs sandwichs et m'ont demandé s'ils pouvaient aller s'amuser.

 

Comme à chaque fois j'en ai profité pour leur rappeler les règles de sécurité : interdiction de s'éloigner, de se cacher ou de s'approcher trop près de l'eau. Et surtout, interdiction de disparaitre hors de ma vue : s'ils ne me voient plus c'est que je ne les vois plus et c'est interdit.

 

Récemment, des gendarmes étaient devant la sortie de l'école. Nous avons reçu un mot nous signalant qu'un individu rodait à la sortie des classes et qu'il accostait, au volant de sa voiture, des enfants rentrant seuls chez eux.

 

On nous a demandé d'être vigilants sans pour autant céder à la panique. Ca m'a rappelé de très mauvais souvenirs et réveillé en moi mes pires cauchemars

 

Je sais que malheureusement des déséquilibrés peuvent s'en prendre à des enfants. Je sais qu'on peut être enlevée au pied de sa résidence. Je sais que ça n'arrive pas qu'aux autres.

 

C'est arrivé devant chez moi il y a quelques années. Elle s'appelait Sabine, elle était dans la classe de ma soeur, elle avait 9 ans, j'en avais 11.

 

Depuis que je suis maman, je vis avec cette crainte qui grandit en moins à mesure que mes enfants grandissent.

 

Hier donc, j'ai rappelé les règles.

 

Je leur ai déjà expliqué la vérité, je pense que c'est important de les prévenir assez jeunes des différents dangers sans pour autant les traumatiser. Ils savent par exemple qu'il existe des personnes méchantes qui peuvent s'en prendre à un enfant même si je ne suis pas rentrée dans les détails. Je leur ai dit aussi que ces personnes ont peur des parents et que tant qu'ils étaient à mes côtés ou que je pouvais les surveiller ils ne couraient aucun danger.

 

Ca les a rassuré.

 

Comme à chaque fois ils m'ont écoutée et puis ils sont partis en courant à l'autre bout du pré. Ils se sont retournés, pour s'assurer que je les voyais, m'ont fait coucou en agitant leurs mains et sont revenus en courant et en rigolant.

 

Tout était parfait.

 

Vers 15 heures Baby Boy s'est tout à coup souvenu qu'un peu plus loin il y avait une fontaine. A 4 ans on aime les fontaines, surtout quand elles projettent un long jet d'eau quand on appuie sur un bouton. Alors il est parti en courant vers la fontaine et en quelques secondes je l'ai perdu de vue.

 

La fontaine était à une vingtaine de mètre cachée derrière des arbres. Je m'occupais de son petit frère, je ne l'ai pas vu s'éloigner.

 

Je l'ai cherché du regard un peu partout, pas vraiment inquiète mais pas très rassurée non plus. J'ai fini au bout de longues minutes par apercevoir sa casquette rouge derrière les troncs. Je lui ai fait signe de revenir. Il est arrivé en courant, trempé et content.

 

Il a compris en me voyant qu'il avait fait une bêtise. Qu'il soit trempé n'était pas important mais qu'il se soit éloigné sans prévenir était beaucoup plus embêtant.

 

Une fois de plus j'ai rappelé les règles, une fois de plus il a dit Ok, une fois de plus je sais qu'il va les oublier et qu'il faudra les répéter.

 

Inlassablement.

 

Hier, au même moment, à l'autre bout de la France, une petite fille de 9 ans était enlevée sous les yeux de sa maman, en pleine rue, en plein jour, devant des témoins.

 

La suite malheureusement tout le monde la connait, elle fait la une des actualités.

 

Aujourd'hui une famille est endeuillée, une famille vit en plein cauchemar parce que leur petite fille a croisé la route d'un déséquilibré.

 

Aujourd'hui, comme à chaque fois, mon coeur de maman saigne.

 

Je pense à Chloé, je pense à Sabine et je pense à tous ces enfants qui ont malheureusement croisé la route de ces monstres déguisés en êtres humains.

 

On a beau protéger nos enfants, on a beau les prévenir, les surveiller, parfois ce n'est pas suffisant. 

 

Il suffit d'une fois, d'une seule. On n'est pas infaillibles, on est juste des parents. 

 

Alors ce soir, je serrerai encore plus fort mes enfants contre moi.

 

Et ce soir, une nouvelle fois, je prierai ce Dieu auquel je ne crois plus, de les protéger, tous les trois, pour qu'ils ne se trouvent jamais au mauvais endroit, au mauvais moment.

Au mauvais endroit, au mauvais moment

 

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